Dans une nouvelle étape de sa stratégie ambitieuse visant à entrer dans l’ère post-smartphone, Meta a annoncé le lancement de lunettes intelligentes équipées d’un écran interne et de technologies avancées d’intelligence artificielle, lors de sa conférence annuelle Meta Connect qui s’est tenue cette semaine à Menlo Park, en Californie.
Le PDG Mark Zuckerberg est apparu à l’ouverture de l’événement en utilisant le nouveau modèle des lunettes Meta Ray-Ban Display, intégrant un petit écran dans le verre droit permettant d’afficher messages, photos et vidéos, ainsi qu’une caméra contrôlable par la voix ou par de subtils gestes grâce à un bracelet connecté porté au poignet.
Zuckerberg a affirmé lors de la présentation que l’objectif était de « concevoir des lunettes élégantes offrant une expérience d’intelligence avancée et une immersion réaliste grâce à du contenu en 3D », ajoutant que cette innovation faisait partie de sa vision à long terme de construire un metaverse combinant mondes réels et virtuels.
Cependant, la division Reality Labs de Meta fait face à d’énormes défis financiers. Elle a enregistré une perte estimée à 4,5 milliards de dollars au cours du dernier trimestre, pour des revenus n’excédant pas 370 millions de dollars. Cette division est responsable du développement des appareils et logiciels liés à la réalité virtuelle et augmentée.
Selon les analystes, ces lunettes intelligentes pourraient ne pas générer de revenus immédiats, mais elles représentent une tentative pour Meta de se détacher progressivement du marché des smartphones, largement dominé par Apple et Google. Leo Gebbie, analyste chez CCS Insight, estime que cette initiative semble être « un pari à long terme sur l’avenir des appareils portables et sur le contrôle total de l’infrastructure technologique du metaverse ».
Depuis son changement de nom en 2021, passant de Facebook à Meta, l’entreprise continue d’investir des milliards de dollars par an dans le développement des technologies immersives, malgré les pressions croissantes des investisseurs concernant la faiblesse des revenus et la portée limitée de ces technologies à court terme.

