“Le groupe Imdiyazen renouvelle sa rencontre avec le publicavec la chanson “Aux Enfers, les jaloux

Le groupe musical Imdiyazen (Les Frères El Hansali) n’a cessé de susciter l’intérêt sur des questions de dimension sociologique, convaincu que la musique, en général, améliore les compétences analytiques spatiotemporelles et développe la capacité à analyser les images, les dimensions et les angles de l’espace de manière précise, rendant l’esprit humain apte à appréhender les faits sociaux.

À travers la dualité de l’espace et des faits, la chanson peut scintiller dans les profondeurs du récepteur comme la lumière ou la magie. C’est l’alchimie de la musique qui ne se révèle qu’à celui qui en saisit les subtilités, imprégné de ses fondements et capable de créer une mélodie et des paroles avec un style profond et raffiné.

La chanson « Aux enfers, les jaloux » a ramené la boussole de la musique amazighe – dans son style de groupe – vers une appréciation esthétique pure, se mettant au service d’objectifs pratiques selon les mots de Max Weber. En effet, la chanson amazighe authentique est riche en sens et en structure. Elle puise dans le passé et s’abreuve pour traiter les problèmes futurs, afin de vivre un présent qui rivalise avec la réalité. Cette puissance de la chanson amazighe sophistiquée n’a pas besoin d’ornements et d’accessoires pour être encadrée dans ce que l’on pourrait appeler “universellement futile”.

En s’appuyant sur des fondations culturelles et sociales de la musique amazighe, Imidyazen – Les Frères El Hansali – a offert une perspective identitaire au monde de la musique, préservant toujours la mémoire populaire, considérée, comme une référence pour l’identité musicale d’un groupe humain, quelles que soient ses croyances, sa classe sociale ou son origine ethnique…
Le compositeur Abdelrahim El Hansali a judicieusement sélectionné le ton de cette chanson, équilibrant l’héritage ancestral de la musique amazighe avec une créativité nouvelle. Une équation difficile à résoudre pour quiconque n’a pas grandi dans un sol musical fertile et reste fidèle à ses racines sans se perdre dans le dédale musical. D’autre part, le poète du groupe et son leader spirituel, Mohamed El Hansali, a mis en lumière un sujet de nature sociale, jonglant avec les mots tantôt captivants, tantôt incisifs, avec ses vers poétiques parsemés de nuances magnifiques et chargés d’images et de significations profondes, dans le cadre d’une approche sociologique de l’activité musicale, dirigée, avec habileté, par le chef du groupe Jamal El Hansali. Cette approche, choisie par le groupe musical, part du donné social pour comprendre les caractéristiques musicales locales d’une société traditionnelle, et revient au donné musical pour comprendre les particularités du champ social selon le chercheur Mohammed El Masmoudi.

La nouvelle chanson d’Imdiyazen – Les Frères Hannsali – est une étude sociologique par excellence, une chanson appelant à rejeter la pérennité de l’envie, avec un chant simple, une mélodie émouvante et un rythme authentique. Elle excelle dans les limites du familier, étant le sommet où les continents musicaux se rencontrent, et sur cette dorsale, Imdiyazen produit les plus belles mélodies, restant fidèle à son approche difficile… C’est pourquoi le groupe Imdiyazen est une plaque tournante qui ne heurte pas d’autres plaques similaires et ne se laisse pas ensevelir dans les profondeurs des anciennes chansons, ne s’éloignant pas vers l’inconnu infini.

En conclusion, le groupe Imdiyazen, avec sa nouvelle chanson « Aux enfers, les jaloux », explore les réalités sociales selon les termes d’Emile Durkheim ; appelant à la paix spirituelle interne et à la tolérance, comme s’il ordonnait à l’âme commandant le mal de rejoindre les perdants en enfer, et annonçant le bonheur à l’âme vertueuse, se concentrant sur l’identité, le social et le rituel. La trinité qui engendre toute pratique musicale, simple comme l’homme amazigh libre, qui crée à partir de l’essence même de son être.

Alalam24

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