Des experts alertent sur les risques des antalgiques courants pour la fonction rénale

Des experts de la santé mettent en garde contre l’usage excessif des anti-inflammatoires courants tels que l’ibuprofène, le naproxène et le diclofénac, en raison de leurs effets secondaires potentiels sur la fonction rénale et les petits vaisseaux sanguins, notamment chez les personnes les plus vulnérables.

Selon des informations relayées par RT, citant l’organisation Kidney Care UK et l’Association nationale des pharmaciens au Royaume-Uni (NPA), ces médicaments peuvent augmenter la pression artérielle et accroître le risque de complications chez les patients souffrant de diabète, d’hypertension ou ayant des antécédents familiaux de maladies rénales.

À ce sujet, Olivier Picard, président de la NPA, a souligné que ces médicaments sont efficaces et sûrs lorsqu’ils sont utilisés correctement, mais peuvent devenir dangereux en cas de mauvaise utilisation. Il recommande de consulter un pharmacien afin de choisir les alternatives les plus appropriées et d’éviter les risques à long terme.

De son côté, Fiona Loud, de Kidney Care UK, a insisté sur la gravité des maladies rénales, qui peuvent évoluer silencieusement jusqu’à une perte de 90 % des fonctions rénales sans symptômes apparents. Elle a précisé que cette dégradation peut avoir des répercussions majeures sur la santé physique et mentale du patient, ainsi que sur sa vie sociale, d’où l’importance d’une détection précoce et de la prévention.

Les experts concluent en appelant à une utilisation responsable des antalgiques, sous supervision médicale, afin de soulager la douleur en toute sécurité et d’éviter des conséquences sanitaires potentiellement graves.

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