Avec la hausse des températures en été, de nombreuses personnes ont l’habitude de se réveiller couvertes de sueur. Toutefois, un médecin met en garde contre le fait d’ignorer ce symptôme, soulignant qu’il peut, dans certains cas, constituer un signe précoce de cancer.
Selon Cancer Research UK, près d’un tiers des personnes, soit 32 %, ayant remarqué un symptôme pouvant être associé à un cancer n’ont pas consulté leur médecin dans les six mois. Parmi les signes d’alerte figurent notamment les sueurs nocturnes, la fatigue, les démangeaisons persistantes, les changements d’appétit et les ballonnements.
D’après le quotidien britannique « Daily Mail », qui cite le Dr Jerry Kubes, spécialiste en radiothérapie oncologique au centre de protonthérapie de l’University College Hospital de Londres, l’élément essentiel consiste à déterminer s’il existe ou non une explication claire aux symptômes. Si la chambre est fraîche et qu’une personne se réveille à plusieurs reprises avec des vêtements de nuit complètement trempés de sueur, la situation est très différente d’une simple sensation de chaleur et d’humidité lors d’une chaude nuit d’été.
Les sueurs nocturnes abondantes sont associées à certains types de cancers du sang. Avec la fatigue et les infections récurrentes, elles figurent parmi les symptômes les plus fréquents, même si ceux-ci varient selon le type de maladie.
Le Dr Kubes précise qu’une ou deux nuits de transpiration pendant une vague de chaleur sont rarement préoccupantes. En revanche, des sueurs nocturnes inexpliquées qui persistent régulièrement pendant plus de deux à trois semaines justifient une consultation médicale. Il recommande de demander un avis médical plus rapidement lorsque les sueurs sont particulièrement abondantes, qu’elles s’accompagnent d’autres symptômes inquiétants ou que l’état de santé général se dégrade fortement.
Parmi les autres symptômes courants figurent l’apparition d’ecchymoses inexpliquées, des saignements, des douleurs osseuses ou articulaires perturbant le sommeil et les activités quotidiennes, une perte de poids inexpliquée, un essoufflement, des démangeaisons cutanées qui ne s’améliorent pas avec un traitement, ainsi qu’un gonflement indolore au niveau du cou, des aisselles ou de l’aine.
Le spécialiste souligne toutefois que le cancer est loin d’être la cause la plus fréquente de ces symptômes. Les sueurs nocturnes peuvent avoir de nombreuses autres origines, notamment la ménopause, l’anxiété, l’hyperthyroïdie, la consommation d’alcool ou encore la prise de certains médicaments, tels que les antidépresseurs, les corticoïdes et certains antalgiques.
Enfin, le Dr Kubes rappelle que la fatigue est extrêmement fréquente pendant les périodes de forte chaleur. Elle devient davantage préoccupante lorsqu’elle se transforme en épuisement intense et persistant, accompagné de sueurs abondantes, de fièvre ou d’une perte de poids. L’objectif n’est donc pas de s’alarmer après deux nuits particulièrement chaudes, mais de rester attentif à tout changement persistant et inexpliqué, surtout lorsqu’il s’accompagne d’autres signes d’alerte.
