Une étude préliminaire de l’American Academy of Neurology révèle qu’un réveil matinal et une activité physique régulière sont associés à une diminution du risque de développer la sclérose latérale amyotrophique (SLA), également connue sous le nom de Amyotrophic Lateral Sclerosis. Cette maladie neurologique entraîne une perte progressive des capacités motrices et respiratoires.
Selon l’étude, qui a suivi 500 000 participants sur une période de 14 ans, le risque de développer la maladie a diminué de 20 % chez les personnes au chronotype matinal et de 26 % chez celles ayant le niveau d’activité physique le plus élevé. Les chercheurs ont recensé 386 cas parmi 314 170 individus très actifs, contre 107 cas parmi 70 946 participants les moins actifs.
Concernant les habitudes de sommeil, dormir entre six et huit heures par nuit a été associé à un risque plus faible par rapport à des durées plus courtes ou plus longues. L’effet protecteur du chronotype matinal est resté significatif même après ajustement des facteurs tels que l’âge, le sexe et l’indice de masse corporelle. L’étude s’est appuyée sur les unités d’« équivalent métabolique » (METs) pour mesurer l’intensité de l’effort physique.
Les chercheurs soulignent toutefois que ces résultats mettent en évidence une association statistique et ne prouvent pas un lien de causalité direct. Ils insistent sur la nécessité de mener des recherches supplémentaires, notamment en raison des limites de l’échantillon, composé à 95 % de participants à peau blanche.
