Une étude scientifique récente menée par le professeur Michael Lamb de l’Institut de technologie de Californie et le chercheur Abdellah Zaki de l’Université du Texas a mis en évidence des indices de plateau continental, suggérant l’existence d’un ancien océan sur Mars. Cette conclusion repose sur des simulations informatiques et des données laser fournies par la NASA, visant à trouver des preuves plus solides que les simples traces de lignes côtières.
Dans une déclaration à CNN, Lamb a expliqué que la ligne côtière observée depuis les années 1970 grâce aux missions Viking manque de cohérence en termes d’altitude. Il estime que l’activité volcanique aurait déformé la croûte martienne. Il considère également que les nouvelles découvertes constituent des pièces d’un puzzle indiquant la présence d’un océan, même si elles ne correspondent pas parfaitement aux plateaux continentaux terrestres.
Dans ce contexte, les deux chercheurs soulignent que la persistance d’un océan sur une longue période nécessite une structure géologique majeure, telle qu’un plateau continental. Cette hypothèse est renforcée par les découvertes du rover chinois Zhurong en 2021, qui a identifié d’anciennes plages dans les plaines du nord. Par ailleurs, les données de la NASA montrent que des quantités d’eau subsistent dans les calottes glaciaires et sous la surface, bien qu’une grande partie se soit échappée dans l’espace en raison de l’amincissement de l’atmosphère.
La mission Rosalind Franklin de l’Agence spatiale européenne, prévue pour un lancement en 2028, devrait permettre de trancher ce débat scientifique en étudiant les couches géologiques afin de mieux comprendre l’histoire de la planète rouge et son potentiel à abriter la vie à l’avenir.

