Étude : l’affaiblissement de l’odorat pourrait être un indicateur précoce de maladies graves

Des experts internationaux ont révélé que la perte de l’odorat est devenue un signe important pouvant révéler un large éventail de maladies, et qu’elle pourrait même constituer un indicateur précoce de troubles neurologiques et physiques graves.

Cette étude a été menée par des chercheurs de l’Université d’East Anglia, située à Norwich au Royaume-Uni, de l’Université technique de Dresde en Allemagne, du Centre Monell pour les sens chimiques aux États-Unis, de l’organisation caritative Smell Test, ainsi que du département d’informatique de l’University College London.

Les estimations indiquent que les troubles de l’odorat touchent environ un cinquième de la population, avec une prévalence plus élevée chez les adultes de plus de 60 ans et chez les hommes.

Les experts soulignent que la communauté médicale a longtemps négligé ces troubles, malgré leur lien avec plus de 130 maladies, précisant qu’ils sont plus fréquents que la surdité sévère et la cécité.

La sinusite chronique constitue la cause la plus courante de la perte de l’odorat. Celle-ci peut résulter d’une obstruction des voies respiratoires liée à l’asthme, aux allergies ou à la mucoviscidose.

Les chercheurs expliquent également que la perte de l’odorat peut être un signe précoce de maladies graves telles que la démence, la maladie de Parkinson et les maladies cardiovasculaires.

L’étude indique que la perte de l’odorat peut figurer parmi les premiers symptômes de la démence, en raison de l’accumulation de protéines nocives dans la partie du cerveau responsable de l’olfaction. D’autres recherches ont montré qu’un affaiblissement de l’odorat peut apparaître jusqu’à cinq ans avant les troubles moteurs associés à la maladie de Parkinson chez 90 % des patients.

Les experts ajoutent que la perte de l’odorat est associée à un risque accru d’accident vasculaire cérébral et d’insuffisance cardiaque chez des adultes par ailleurs en bonne santé. Elle peut également contribuer à des accidents domestiques et à des maladies d’origine alimentaire, en raison de l’incapacité à détecter le gaz, le feu, la fumée ou la détérioration des aliments.

La revue scientifique, publiée dans la revue Clinical Otolaryngology, montre que les personnes souffrant d’une perte de l’odorat présentent souvent des troubles du comportement alimentaire, une isolation sociale, de l’anxiété et de la dépression. Elles ont également tendance à adopter une alimentation moins variée, plus riche en graisses et en sucres.

Enfin, les experts appellent à intégrer le test de l’odorat dans les pratiques médicales courantes, à former les professionnels de santé à son utilisation et à mettre en place des politiques de santé et d’éducation dédiées à l’odorat, afin de les appliquer à l’échelle de la société.

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