Le géant américain Microsoft a annoncé, lundi, la suppression immédiate de 4 800 postes, dont 1 600 au sein de sa division jeux vidéo Xbox, dans le cadre d’un vaste plan de restructuration destiné à redresser les performances jugées décevantes de cette branche.
Dans un communiqué, l’entreprise a précisé qu’elle prévoit également de supprimer 1 600 emplois supplémentaires chez Xbox d’ici la fin de son exercice fiscal 2027, qui s’achèvera fin juin de la même année. Le nombre total de postes supprimés au sein de cette division atteindra ainsi 6 400.
La suppression de 3 200 emplois chez Xbox représente environ 20 % des effectifs de cette activité. Le plan prévoit également la fermeture de quatre studios de développement ainsi que le lancement de la procédure de fermeture d’un cinquième studio.
Dans un message adressé aux employés, la directrice générale de Xbox, Asha Sharma, a reconnu que la division « n’est pas en bonne santé ». Elle a estimé qu’une réorganisation était devenue indispensable, soulignant que les marges bénéficiaires de Xbox restent trois à dix fois inférieures à celles de ses principaux concurrents.
Malgré des investissements majeurs, notamment le rachat d’Activision Blizzard pour 69 milliards de dollars en 2023, Xbox continue de rencontrer des difficultés à lancer des jeux à succès. La division est également confrontée à une baisse des ventes de ses consoles dans un contexte de concurrence de plus en plus intense.
Au-delà de Xbox, le plan de restructuration concerne également 3 200 autres postes chez Microsoft, principalement au sein des équipes commerciales. Dans une note interne, la directrice des ressources humaines, Amy Coleman, a expliqué que ces mesures répondent à l’évolution des méthodes de développement des produits ainsi qu’aux nouvelles attentes des clients, tout en laissant entendre que d’autres secteurs pourraient être concernés à l’avenir.
Parallèlement, Microsoft poursuit d’importants investissements dans les centres de données dédiés à l’intelligence artificielle, ce qui l’amène à réduire ses dépenses dans d’autres activités. L’entreprise avait déjà supprimé près de 15 000 emplois lors de deux vagues de licenciements au cours de l’année précédente.
