Selon la spécialiste en anatomopathologie et en génomique clinique, la Dre Shelly Mahajan, l’âge de 35 ans marque un véritable tournant biologique. À partir de cette période, l’organisme devient moins efficace pour faire face aux effets du mode de vie moderne, notamment le stress chronique, la sédentarité et les troubles du sommeil.
Même si ces déséquilibres ne se manifestent pas toujours par des maladies évidentes, ils peuvent masquer des anomalies qui nécessitent un dépistage précoce.
Le premier examen recommandé est le contrôle de la glycémie, essentiel pour détecter un prédiabète ou des troubles du métabolisme des glucides.
La Dre Mahajan recommande également une évaluation du risque cardiovasculaire à travers la mesure de la tension artérielle et du taux de cholestérol. Après 35 ans, le risque de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux augmente progressivement, rendant un suivi régulier indispensable.
L’examen des fonctions du foie et des reins figure aussi parmi les priorités. Les maladies touchant ces organes évoluent souvent de manière silencieuse et ne provoquent des symptômes qu’à un stade avancé.
La spécialiste insiste par ailleurs sur l’importance du bilan de la fonction thyroïdienne, la thyroïde étant le principal régulateur du métabolisme. Un dysfonctionnement peut se traduire par une fatigue persistante, du stress et un manque d’énergie, des symptômes souvent négligés malgré leur impact sur la santé.
Enfin, le cinquième examen consiste à vérifier les taux de vitamine D3 et de vitamine B12. Une carence en ces vitamines, bien qu’elle ne constitue pas une maladie grave en soi, peut entraîner une baisse de la qualité de vie, une fatigue générale et une diminution des performances au quotidien.
D’après la Dre Mahajan, réaliser régulièrement ces examens constitue une première ligne de défense pour préserver sa santé et permettre une prise en charge rapide avant que de simples déséquilibres n’évoluent vers des maladies chroniques.
