Mawazine 2026 confirme l’élan de sa 21ᵉ édition avec une deuxième soirée entre électro mondiale, soul, musiques africaines, chanson arabe et répertoires marocains

La 21ᵉ édition du Festival Mawazine – Rythmes du Monde a poursuivi avec succès son lancement samedi 20 juin à Rabat et Salé, confirmant une nouvelle fois son statut de rendez-vous musical incontournable réunissant les plus grandes expressions artistiques internationales, arabes, africaines et marocaines.

Après une première soirée ayant mobilisé des dizaines de milliers de festivaliers, cette deuxième journée a offert une traversée musicale d’une rare diversité. Du Chellah à l’OLM Souissi, de Bouregreg à Nahda, en passant par le Théâtre National Mohammed V et la scène de Salé, chaque espace a accueilli un public nombreux venu partager des moments d’émotion, de découverte et de célébration.

Au cœur du site historique du Chellah, Senny Camara a ouvert cette deuxième journée avec une prestation empreinte de poésie et de profondeur. Portée par les sonorités envoûtantes de la kora et une interprétation d’une grande sensibilité, l’artiste sénégalaise a offert un moment suspendu, faisant dialoguer héritage africain et création contemporaine.

Au Théâtre National Mohammed V, Macy Gray a séduit le public grâce à son timbre unique et son univers mêlant soul, R&B, funk et pop. Dans une atmosphère intimiste, l’artiste américaine a livré une performance élégante et généreuse, illustrant parfaitement la vocation de cette scène à accueillir les grandes voix internationales.

À l’OLM Souissi, Major Lazer a transformé la soirée en une véritable célébration collective. Porté par une énergie débordante et une identité musicale sans frontières, le collectif a offert un spectacle spectaculaire mêlant électro, dancehall, afrobeats et sonorités urbaines. Une communion totale avec le public qui confirme, une fois encore, le statut de l’OLM Souissi comme scène des grands rendez-vous internationaux du festival.

Sur la scène Bouregreg, Stonebwoy a livré une prestation puissante et fédératrice. Figure majeure de l’afro-dancehall, l’artiste ghanéen a transporté les festivaliers au rythme d’un répertoire mêlant reggae, dancehall et afrobeats, confirmant la place centrale de Bouregreg comme vitrine des talents africains contemporains.

À Nahda, Majid Al Mohandis a offert une soirée placée sous le signe de l’émotion et de l’élégance. Très attendu par son public marocain, l’artiste irakien a retrouvé une scène à laquelle il demeure profondément attaché. Cette relation privilégiée avec le Royaume s’est traduite par une proximité remarquable avec les festivaliers, qui ont repris en chœur les grands succès de son répertoire dans une ambiance chaleureuse et intense.

 

À Salé, Aicha Maya et Rif Expérience ont brillamment représenté la richesse des expressions musicales marocaines. Entre rythmes amazighs, héritage populaire et sonorités inspirées du Nord du Royaume, les deux artistes ont offert une soirée festive et authentique, illustrant pleinement la vocation de cette scène dédiée à la diversité culturelle marocaine.

Cette deuxième journée a ainsi confirmé la capacité unique de Mawazine à faire dialoguer les cultures, les générations et les sensibilités musicales. En l’espace d’une soirée, le festival a réuni la soul américaine, l’électro mondiale, l’afro-dancehall, les musiques d’Afrique de l’Ouest, la chanson arabe contemporaine et les répertoires marocains amazighs et rifains, offrant au public une expérience artistique riche et fédératrice.

Portée par une forte affluence et l’enthousiasme des festivaliers, cette deuxième soirée confirme le succès du lancement de la 21ᵉ édition. Jusqu’au 27 juin, Rabat et Salé continueront de vibrer au rythme d’une programmation exceptionnelle réunissant artistes internationaux, grandes voix arabes, talents africains et figures majeures de la scène marocaine. Plus qu’un festival, Mawazine demeure un espace vivant de rencontre, de partage et de dialogue entre les cultures.

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