Driss Chahtane dément avoir bénéficié de tout soutien illégal et appelle à la création d’une commission parlementaire d’enquête
Driss Chahtane, fondateur et directeur de la chaîne « Chouf TV », a annoncé sa totale disponibilité à se soumettre à un mécanisme parlementaire officiel afin d’établir la vérité sur les accusations portées contre lui, qu’il juge infondées et portant atteinte à sa réputation ainsi qu’à la crédibilité de l’institution législative.
Dans une correspondance officielle adressée au président de la Chambre des représentants, Chahtane a exprimé son accord pour la mise en place d’une commission parlementaire spécialisée, que ce soit dans le cadre d’une mission d’information ou d’une commission d’enquête, en vue de vérifier les déclarations faites par Mohammed Ouzzine, secrétaire général du Parti du Mouvement Populaire, devant les représentants de la nation, et que Chahtane qualifie « d’allégations mensongères et trompeuses ».
Le directeur de « Chouf TV » a affirmé de manière catégorique qu’il n’a, à aucun moment de son parcours professionnel, bénéficié d’un quelconque financement ou soutien illégal, soulignant qu’il n’a reçu « pas un seul dirham » du Centre cinématographique marocain. Il a également nié avoir bénéficié de tout soutien du ministère de la Communication en dehors du cadre légal relatif au paiement direct des salaires des journalistes, procédure en vigueur dans l’ensemble des entreprises médiatiques nationales.
Chahtane a estimé que les accusations faisant état d’avantages ou de financements spécifiques accordés à son entreprise médiatique sont dénuées de tout fondement réel ou juridique, mettant en garde contre les risques liés à l’utilisation d’informations inexactes au sein du Parlement, en raison de leur impact négatif sur la confiance dans l’action législative et sur l’image de l’institution auprès de l’opinion publique.
Il a enfin souligné que le recours à un mécanisme parlementaire officiel permettrait de lever le voile sur la vérité à travers des procédures transparentes et institutionnelles, loin des accusations gratuites, appelant la présidence de la Chambre des représentants à prendre les mesures qu’elle jugera appropriées dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles, afin de préserver le prestige du Parlement et d’en garantir la crédibilité.
