Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a conclu un accord à l’amiable avec un groupe d’actionnaires, mettant un terme à une action en justice qui l’accusait, lui ainsi que les membres du conseil d’administration, de ne pas avoir protégé la vie privée des utilisateurs de Facebook, ce qui aurait entraîné d’importantes pertes financières.
Les avocats des plaignants ont annoncé, le jeudi 17 juillet 2025, qu’un accord de règlement d’un montant de 8 milliards de dollars avait été trouvé, lors d’une audience devant un tribunal de l’État du Delaware, aux États-Unis. Selon l’agence Reuters, les parties n’ont pas encore révélé l’intégralité des détails de l’accord, tandis que la défense s’est abstenue de tout commentaire pour l’instant.
La juge en charge du dossier a décidé de reporter la prochaine audience, tout en saluant cette avancée positive représentée par l’accord, qui met fin à l’un des procès les plus médiatisés en lien avec les violations de la vie privée. L’action en justice, qualifiée de « recours de Kermadec » en droit américain, reprochait au conseil d’administration son manquement à ses devoirs de surveillance.
L’affaire est étroitement liée au scandale Cambridge Analytica, qui avait révélé l’utilisation abusive des données de millions d’utilisateurs à des fins politiques, notamment lors du référendum sur le Brexit et des élections présidentielles américaines de 2016. Cette affaire avait conduit, en 2019, à une amende record de 5 milliards de dollars infligée à Meta par la Federal Trade Commission (FTC) américaine.
Ce règlement devrait susciter un large débat dans les milieux juridiques et technologiques, car il épargne les hauts responsables de Meta d’une responsabilité judiciaire directe, tout en soulevant de sérieuses interrogations sur l’efficacité des lois à faire face aux atteintes à la vie privée à l’ère numérique.