Une récente étude canadienne a révélé que les effets du café sur la santé humaine varient en fonction de la manière dont le corps métabolise la caféine, un processus déterminé par des facteurs génétiques.
Le site de la chaîne canadienne CBC rapporte que la chercheuse Sara Mahdavi, de l’Université de Toronto, a expliqué que les différences de réponse à la caféine s’expliquent par la vitesse variable à laquelle les individus la métabolisent. Elle a ajouté que la plupart des études ne tiennent pas compte de cette diversité génétique chez les consommateurs, malgré son importance majeure.
L’étude dirigée par Mahdavi a révélé que les personnes qui métabolisent lentement la caféine et en consomment plus de 300 mg par jour sont exposées à des risques pour la santé, tels qu’une diminution de la fonction rénale et une élévation de la pression artérielle.
En revanche, les personnes qui métabolisent rapidement la caféine bénéficient de la consommation de café. Chez elles, on observe une réduction du risque de crise cardiaque, sans effet négatif sur les reins, quelle que soit la quantité de café consommée.
La chercheuse recommande de limiter la consommation quotidienne de caféine à environ 200 mg, ce qui équivaut à une à deux tasses de café. Les directives du ministère canadien de la Santé permettent toutefois aux adultes non enceintes et non allaitantes d’en consommer jusqu’à 400 mg par jour.

