Une découverte qui brise les limites de la médecine traditionnelle dans le traitement des cellules nerveuses
Une étude récente a révélé le potentiel thérapeutique prometteur d’un composé naturel appelé kaempférol, présent en grandes quantités dans le chou rouge, les canneberges et le pissenlit, pour traiter des maladies neurologiques telles que la sclérose latérale amyotrophique, la démence et la maladie d’Alzheimer.
Les expériences menées sur des cellules nerveuses extraites de patients atteints de sclérose latérale amyotrophique ont montré que ce composé peut protéger les cellules et ralentir leur détérioration de manière significative. Les chercheurs ont également observé une amélioration de la production d’énergie cellulaire ainsi qu’une diminution du stress au niveau du réticulum endoplasmique, un processus vital fortement perturbé dans ces maladies.
Par ailleurs, le kaempférol se distingue par sa capacité à agir sur deux voies biologiques principales : la première liée à la production d’énergie dans les mitochondries, et la seconde au traitement des protéines dans le réticulum endoplasmique. Cette caractéristique unique en fait un candidat solide pour le traitement des maladies neurologiques impliquant un dysfonctionnement de ces deux systèmes.
Cependant, les chercheurs font face à d’importants défis concernant l’acheminement de ce composé vers les zones ciblées de l’organisme, en raison de sa faible absorption par le corps et de sa difficulté à franchir la barrière hémato-encéphalique. C’est pourquoi l’équipe travaille sur le développement d’un « appât nanométrique » intelligent, encapsulant le kaempférol dans de minuscules particules lipidiques, permettant ainsi de franchir les barrières biologiques et d’atteindre les cellules nerveuses.
Malgré ces défis, l’équipe se montre très optimiste quant à cette nouvelle technologie. La professeure Smita Saxena indique que le kaempférol est capable d’agir même après l’apparition des symptômes, ouvrant ainsi la voie à des traitements naturels efficaces pour des maladies neurologiques longtemps considérées comme de véritables défis médicaux.
Les essais sur ces nanoparticules devraient commencer avant la fin de l’année, marquant potentiellement un tournant majeur dans le traitement des maladies neurodégénératives.


