Une médecin généraliste a appelé les femmes à prêter attention à ce qu’elle a appelé les « signes silencieux » d’une maladie pouvant faucher la vie de milliers de personnes chaque année sans avertissement préalable. Il s’agit du cancer de l’ovaire, une maladie qui, en général, ne se manifeste pas par des symptômes clairs ou directs, rendant ainsi sa détection précoce extrêmement difficile.
Ses symptômes sont souvent interprétés comme des troubles bénins, tels qu’une indigestion ou des déséquilibres hormonaux, ce qui conduit à un diagnostic tardif, lorsque le traitement devient moins efficace qu’aux premiers stades.
Les statistiques montrent que les chances de survie au-delà de cinq ans atteignent 93 % si la maladie est détectée tôt, mais chutent brutalement à seulement 13 % lorsqu’elle est diagnostiquée à un stade avancé.
La Dre Alex Misick a souligné que certains signes apparemment anodins peuvent en réalité être des indicateurs précoces à ne pas négliger : ballonnements persistants, sensation de satiété rapide, douleurs pelviennes, et besoin fréquent ou urgent d’uriner sont des signes courants qui méritent attention.
Parmi les signes moins fréquents, souvent ignorés, figurent des douleurs pendant les rapports sexuels, des gonflements ou douleurs aux jambes, une fatigue excessive sans cause apparente, des changements soudains du transit intestinal, des douleurs lombaires, ainsi que des irrégularités menstruelles.
Le problème, selon la médecin, réside dans le fait que ces symptômes se confondent souvent avec des affections moins graves, ce qui pousse de nombreuses femmes à les ignorer ou à reporter la consultation médicale, perdant ainsi une précieuse chance de diagnostic précoce et de traitement efficace.


