Le Conseil supérieur de la chasse fixe l’ouverture de la saison de chasse 2026-2027 au dimanche 4 octobre 2026
Réuni en session ordinaire le 13 juillet 2026 au siège du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, le Conseil supérieur de la chasse a arrêté les dispositions réglementaires encadrant la saison de chasse 2026-2027, dont l’ouverture officielle interviendra le dimanche 4 octobre 2026 sur l’ensemble du territoire national, à l’exception de la chasse de la tourterelle, dont l’ouverture est fixée au 24 juillet 2027.
À cette occasion, le Conseil a également procédé à l’examen du bilan de la saison 2025-2026, à l’évaluation de l’état des ressources cynégétiques nationales ainsi qu’à l’adoption des principales mesures de gestion destinées à garantir une pratique durable, responsable et scientifiquement encadrée de la chasse au Maroc.
Les travaux du Conseil ont confirmé la bonne dynamique que connaît le secteur cynégétique national, portée par la mise en œuvre de la stratégie « Forêts du Maroc 2020-2030 », qui place la conservation de la biodiversité, la gestion durable de la faune sauvage et la valorisation des territoires ruraux au cœur des priorités nationales.
Au cours de la saison 2025-2026, plus de 65.000 chasseurs ont pratiqué la chasse dans les territoires ouverts et les territoires amodiés, auxquels se sont ajoutés près de 5.000 chasseurs dans le cadre de la chasse touristique. Les prélèvements de petit gibier sédentaire ont enregistré une légère progression, avec une moyenne de 1,58 perdrix par chasseur et par journée de chasse.
Le Conseil a également relevé la progression continue de la politique d’amodiation du droit de chasse, qui constitue aujourd’hui un levier majeur de gouvernance durable du secteur. Le Royaume compte désormais 1.737 lots de chasse amodiés, couvrant près de 4,39 millions d’hectares, dont 1.424 lots attribués aux associations de chasse et 239 lots dédiés à la chasse touristique. Depuis 2020, le nombre de lots amodiés a progressé de 36 %, traduisant l’attractivité croissante de ce modèle de gestion partenariale.
Afin de renforcer les populations naturelles de petit gibier, près de 178.000 perdreaux issus des stations nationales d’élevage ont été lâchés dans les territoires amodiés au cours de la saison.
Le Conseil a également pris acte des résultats de la stratégie nationale de régulation des populations de sanglier. À la date du 15 juin 2026, 1.414 battues avaient été organisées à travers le Royaume, permettant le prélèvement de 6.339 sangliers, soit une moyenne de 4,48 animaux par battue, contribuant ainsi à la réduction des dégâts agricoles et à l’amélioration de la sécurité des populations riveraines.
Les membres du Conseil ont salué les avancées réalisées dans la modernisation du secteur, notamment à travers le déploiement de la plateforme numérique AmodiaChasse, qui simplifie les procédures administratives, améliore les services rendus aux usagers et renforce la transparence dans la gestion des territoires de chasse.
Ils ont également relevé les progrès enregistrés dans la diversification de l’offre cynégétique nationale, notamment à travers les travaux engagés pour le développement de la chasse à l’arc, ainsi que la dynamique croissante de la chasse touristique, aujourd’hui portée par 146 sociétés spécialisées opérant sur 239 territoires, contribuant au développement économique local, à la création d’emplois et à la promotion de l’écotourisme.
Le Conseil a, par ailleurs, salué les résultats du partenariat stratégique entre l’Agence Nationale des Eaux et Forêts et la Fédération Royale Marocaine de Chasse, qui contribue au renforcement de la formation des chasseurs, à la lutte contre le braconnage, à la restauration des habitats naturels et à la préservation durable des ressources cynégétiques.
S’appuyant sur les résultats des suivis scientifiques des populations de faune sauvage, le Conseil a décidé de maintenir inchangés les quotas de prélèvement, les modalités d’organisation des battues ainsi que les tarifs des permis de chasse, garantissant ainsi la stabilité du dispositif de gestion tout en assurant la préservation des équilibres biologiques des espèces.
À travers les décisions adoptées lors de cette session, le Conseil supérieur de la chasse réaffirme son engagement en faveur d’une gouvernance moderne, participative et durable du secteur cynégétique, conciliant la préservation de la biodiversité, la valorisation des territoires ruraux, le développement économique local et la promotion d’une chasse responsable conforme aux principes du développement durable.
