Des scientifiques russes développent des composés chimiques capables de stopper la croissance des tumeurs en gelant les cellules
Une équipe scientifique de l’Université fédérale de l’Oural, en Russie, est parvenue à synthétiser de nouveaux composés chimiques capables de freiner la croissance des tumeurs malignes en bloquant le processus de division cellulaire, au lieu de détruire immédiatement les cellules. Cette avancée ouvre la voie à une nouvelle génération de médicaments plus sûrs et plus ciblés.
Selon les informations rapportées par RT Arabic, les chercheurs ont testé ces composés sur des cellules de cancers du cerveau, de la vessie et du poumon, ainsi que sur des cellules saines, d’après un communiqué officiel de l’université.
Les résultats ont montré que l’une des substances possède un effet « cytostatique », empêchant la croissance de la tumeur sans provoquer la mort des cellules. Cette approche permet de réduire les effets secondaires sévères des chimiothérapies traditionnelles, qui endommagent souvent les tissus sains.
Dans ce cadre, les scientifiques ont identifié la protéine CDK2, responsable de la régulation du cycle cellulaire, comme cible principale de ces composés, grâce à des techniques de modélisation informatique.
Le professeur associé Konstantin Savatiev a également indiqué que deux des composés synthétisés ont démontré une forte sélectivité dans le ciblage des cellules du cancer de la vessie et du glioblastome, tout en préservant l’intégrité des cellules rénales humaines.
Ces médicaments pourraient être commercialisés sur le marché russe dans un délai de 7 à 10 ans, à condition de franchir avec succès l’ensemble des phases d’essais cliniques.
