Posséder un téléphone avant l’âge de 12 ans pourrait constituer une porte cachée vers des risques sanitaires et psychologiques
Une récente étude américaine, portant sur plus de 10 500 enfants et publiée dans la revue Pediatrics, révèle que la possession d’un smartphone dès le début de l’adolescence est associée à une augmentation du risque de dépression, d’obésité et de troubles du sommeil.
Les résultats de l’étude, menée entre 2018 et 2021, montrent qu’environ deux tiers des enfants possèdent un smartphone avant l’âge de 12 ans.
Selon les chercheurs, les enfants équipés d’un smartphone présentent un risque accru de 31 % de dépression, de 40 % d’obésité et de 62 % de manque de sommeil (moins de neuf heures par jour), comparativement à ceux qui ne disposent pas de téléphone.
Le médecin Ran Barzilay, superviseur de l’étude à l’hôpital universitaire de Pennsylvanie, a appelé à considérer les smartphones comme un facteur influençant la santé des adolescents. Il a insisté sur la nécessité de faire preuve de prudence lors de la décision d’offrir un téléphone à un enfant, en évaluant soigneusement ses bénéfices potentiels et ses conséquences négatives.
Bien que l’étude n’établisse pas de lien de causalité direct entre l’utilisation du téléphone et ces problèmes de santé, Barzilay souligne l’importance de réfléchir sérieusement à ses implications, tout en reconnaissant que les smartphones peuvent également contribuer positivement au renforcement des relations sociales et au soutien de l’apprentissage chez les adolescents.
