Une récente étude scientifique menée par des chercheurs de l’Institut Karolinska en Suède a révélé que le manque de sommeil ou ses perturbations sur de longues périodes accélèrent le vieillissement du cerveau et augmentent les risques de déclin cognitif avec l’âge, au point que le cerveau des personnes souffrant d’insomnie paraît bien plus âgé que leur âge réel.
La recherche s’est particulièrement concentrée sur l’inflammation systémique en tant que l’un des principaux moteurs de ces dommages. En effet, la privation de repos stimule des réponses immunitaires néfastes qui attaquent les tissus nerveux et accélèrent le vieillissement biologique des cellules.
Selon un rapport publié par le journal britannique The Independent, les résultats reposent sur l’analyse des habitudes de sommeil et d’images par résonance magnétique de plus de 27 000 adultes britanniques âgés de 40 à 70 ans. Les chercheurs ont observé des changements structurels nets au niveau des lobes frontal et temporal, des zones clés impliquées dans la mémoire, l’attention et la prise de décision.
Les scientifiques ont expliqué que ces altérations résultent d’un dysfonctionnement du système lymphatique cérébral, chargé de réparer le cerveau et de le débarrasser des protéines toxiques, telles que la bêta-amyloïde, qui s’accumulent pendant les heures d’éveil et sont considérées comme des facteurs majeurs de la démence.
Les experts ont enfin souligné que l’amélioration de la qualité du sommeil constitue un rempart essentiel pour la protection du système nerveux. Chaque progrès dans les habitudes de sommeil pourrait réduire l’écart entre l’âge cérébral et l’âge réel jusqu’à six mois, contribuant ainsi à prévenir le vieillissement prématuré et la dégénérescence cérébrale.
