Une étude médicale récente a révélé que l’utilisation régulière du paracétamol – l’un des analgésiques les plus répandus dans le monde – pourrait ne pas être aussi sûre qu’on le pensait, en particulier chez les personnes souffrant d’hypertension artérielle.
Alors que le paracétamol était souvent préféré aux anti-inflammatoires non stéroïdiens tels que l’ibuprofène, car considéré comme moins nocif pour le cœur, une étude publiée en 2022 a montré que ce médicament pouvait augmenter la tension artérielle au même degré. Cela accroît ainsi le risque de maladies cardiovasculaires et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) jusqu’à 20 %.
Les experts mettent en garde : cet effet peut être préoccupant chez les patients qui utilisent le paracétamol sur de longues périodes pour traiter des douleurs chroniques, car une hausse de la tension artérielle, souvent silencieuse, peut entraîner de graves complications sans que le patient ne s’en rende compte au départ.
À ce propos, le professeur James Dear, spécialiste de pharmacologie clinique à l’Université d’Édimbourg, a déclaré :
« Les résultats de l’étude montrent que le paracétamol, malgré sa large utilisation, n’est pas exempt de risques. Il provoque une augmentation de la pression artérielle, facteur majeur dans la survenue de crises cardiaques et d’AVC. »
Le professeur a ajouté que même une courte période de traitement – n’excédant pas deux semaines – suffisait pour constater une hausse notable de la tension artérielle chez des patients déjà hypertendus.
Les spécialistes recommandent donc de faire preuve de prudence lors de l’utilisation du paracétamol, en particulier pour les patients à risque cardiovasculaire ou ceux qui en prennent régulièrement. Ils insistent sur l’importance de l’utiliser à la dose efficace la plus faible et pour la durée la plus courte possible, tout en consultant un médecin en cas de besoin d’un traitement prolongé.
