L’Organisation des Nations Unies a averti, lundi 23 mars, que la quantité de chaleur piégée sur la planète Terre a atteint des niveaux records en 2025, prévoyant que les conséquences graves de ce réchauffement pourraient se poursuivre pendant des milliers d’années.
L’Organisation météorologique mondiale, dans son rapport annuel sur « l’état du climat mondial », a souligné que les onze années les plus chaudes jamais enregistrées se situent entre 2015 et 2025.
Elle a précisé que l’année dernière a été classée comme la deuxième ou la troisième année la plus chaude jamais enregistrée, avec des températures dépassant de 1,43 °C la moyenne observée entre 1850 et 1900.
L’organisation, basée à Genève, a indiqué que cet équilibre est perturbé par l’augmentation sans précédent des concentrations de gaz à effet de serre, tels que le dioxyde de carbone, le méthane et l’oxyde nitreux, qui ont atteint « leurs niveaux les plus élevés depuis au moins 800 000 ans ».
Le rapport ajoute que les océans absorbent plus de 91 % de l’excès de chaleur, notant que leur température a atteint un nouveau record en 2025, avec un rythme de réchauffement ayant doublé par rapport aux périodes précédentes (1960-2005 et 2005-2025).
L’agence onusienne a mis en garde contre les répercussions étendues de cette hausse, notamment la dégradation des écosystèmes marins, la perte de biodiversité, la diminution de la capacité des océans à absorber le carbone, ainsi que l’intensification des tempêtes tropicales et subtropicales et l’accélération de la fonte de la glace de mer dans les régions polaires.
Le rapport a également relevé une perte importante de masses glaciaires en Antarctique et au Groenland, tandis que le niveau moyen de la mer à l’échelle mondiale a augmenté d’environ 11 centimètres l’an dernier par rapport au début des relevés satellitaires en 1993, avec une poursuite attendue de cette élévation pendant des siècles.
Enfin, l’année 2024 a été enregistrée comme la plus chaude jamais connue, avec une hausse des températures d’environ 1,55 °C au-dessus des niveaux préindustriels.
