
Une vaste étude publiée dans la revue scientifique Journal of Internal Medicine a révélé une association possible entre la consommation régulière de thé et la réduction du risque de maladies cardiovasculaires. Les chercheurs ont également mis en évidence un facteur important lié à la température et à la concentration de cette boisson.
L’étude, qui a suivi près de 486 000 adultes en Chine pendant une durée médiane de neuf ans, a recensé 14 863 cas de maladies vasculaires. Les résultats montrent que la consommation régulière de thé était associée à une réduction de 11 % du risque de maladies vasculaires, par rapport à une consommation irrégulière. Cette association concernait notamment les maladies cardiovasculaires, les maladies cérébrovasculaires et les maladies artérielles périphériques.
Les chercheurs ont toutefois précisé que cette étude observationnelle permet d’établir une association entre les habitudes alimentaires et les résultats en matière de santé, sans démontrer directement un lien de causalité.
Concernant les différentes variétés de thé, les résultats ont montré que l’association entre la consommation de thé et la diminution des risques vasculaires était plus constante chez les consommateurs de thé noir que chez ceux de thé vert. Ces deux variétés proviennent pourtant de la même plante, Camellia sinensis, et contiennent des polyphénols, des composés végétaux reconnus pour leurs propriétés antioxydantes.
L’étude a également mis en garde contre la consommation de thé à une température excessivement élevée, celle-ci étant associée à une augmentation du risque de maladies vasculaires. Les chercheurs ont notamment évoqué les dommages thermiques que les liquides très chauds peuvent provoquer sur les tissus de la bouche et de l’œsophage, recommandant ainsi de laisser légèrement refroidir le thé avant de le boire.
En ce qui concerne les quantités consommées et la concentration de la boisson, l’analyse a révélé que le niveau de risque le plus faible était observé chez les personnes consommant entre six et huit tasses de thé par jour, parmi celles qui en buvaient régulièrement, au moins une fois par semaine. Les résultats étaient également plus favorables lorsque le thé était moyennement concentré.
Les chercheurs ont néanmoins souligné l’importance de tenir compte de la teneur en caféine et de la tolérance individuelle, en fonction de l’état de santé de chaque personne.
Enfin, l’étude rappelle que la consommation de thé ne suffit pas, à elle seule, à garantir une protection contre les maladies cardiovasculaires. Les données montrent que le risque le plus faible était observé chez les personnes associant une consommation régulière de thé à l’absence de tabagisme et à une activité physique soutenue.
Ces conclusions soulignent ainsi que la santé cardiovasculaire repose avant tout sur un ensemble d’habitudes de vie saines et complémentaires.
