Une étude scientifique révèle un lien entre la prolongation de la scolarité et la réduction du risque de démence
Une récente étude scientifique révèle que les adultes ayant bénéficié d’une année supplémentaire de scolarité durant leur adolescence présentent un risque plus faible de développer une démence ou la maladie d’Alzheimer à un âge avancé, comparativement à ceux ayant quitté l’école plus tôt.
Selon les résultats de cette étude, rapportés par le quotidien américain The Washington Post et fondés sur les données médicales de la UK Biobank, les chercheurs se sont appuyés sur une réforme éducative adoptée au Royaume-Uni en 1972. Cette législation imposait aux adolescents nés à partir du 1er septembre 1957 de poursuivre leur scolarité jusqu’à l’âge de 16 ans, contre 15 ans auparavant.
Cette réforme a permis aux scientifiques de comparer des individus présentant des caractéristiques socio-économiques et des parcours de vie similaires, mais soumis à des obligations scolaires différentes en fonction de leur date de naissance. Cette approche a ainsi contribué à mieux distinguer les effets propres de l’enseignement formel de ceux liés aux conditions sociales et économiques.
Les chercheurs ont constaté une diminution du risque de démence chez les personnes ayant effectué une année supplémentaire de scolarité. Cet effet protecteur a également été observé chez les individus présentant une prédisposition génétique plus élevée à la maladie.
À ce sujet, Leandro Carvalho, professeur associé en économie à l’Université de Californie du Sud et coauteur de l’étude, a souligné que ces résultats suggèrent qu’il est possible d’atténuer l’influence des facteurs génétiques, lesquels ne constituent pas nécessairement une fatalité. Il a également précisé que les chercheurs envisagent de poursuivre le suivi des participants au fur et à mesure de leur vieillissement.
Les auteurs estiment que ces conclusions mettent en évidence l’importance de l’investissement dans l’éducation dès le plus jeune âge comme moyen potentiel de prévention des maladies neurodégénératives. Ils soulignent toutefois la nécessité de poursuivre les recherches afin de mieux comprendre les effets à long terme de la scolarité sur la santé cérébrale des personnes âgées.
