Une étude identifie une méthode simple pour détecter précocement les complications hépatiques

Une étude récente menée par une équipe de chercheurs de l’Université de Shinshu, au Japon, révèle qu’une simple analyse sanguine pourrait permettre de détecter les premières modifications structurelles du foie et de prédire avec précision les risques de complications graves chez les patients.

Les chercheurs ont analysé les données médicales de plus de 5 000 personnes, dont certaines atteintes de stéatose hépatique, communément appelée « maladie du foie gras ». Cette affection se caractérise par une accumulation excessive de graisses dans le foie, susceptible d’évoluer progressivement vers une inflammation, une fibrose et une altération des fonctions hépatiques.

Les résultats ont mis en évidence une corrélation directe entre l’augmentation de la concentration sanguine d’une protéine appelée « C7 » et la gravité des lésions hépatiques. Selon l’étude, un taux supérieur à 140 microgrammes par millilitre serait associé à un risque de complications graves, notamment de tumeurs cancéreuses, environ 4,5 fois plus élevé, même après ajustement des autres facteurs et indicateurs de santé.

Des expériences complémentaires en laboratoire ont également montré que la protéine « C7 » est associée à l’activité des cellules responsables de la formation de tissus cicatriciels dans les organes, ce qui pourrait expliquer le lien entre son augmentation et la dégradation de la structure du foie.

Les chercheurs soulignent que l’intégration future du dosage de cette protéine aux analyses sanguines de routine pourrait constituer une méthode de dépistage simple et non invasive, permettant d’identifier les patients les plus exposés aux complications et de favoriser une prise en charge médicale précoce.

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