Une étude récente menée par l’Université de Nouvelle-Galles du Sud en Australie révèle que la surestimation des capacités des individus à identifier les faux visages les rend plus vulnérables à la fraude numérique, la vue seule n’étant plus un moyen fiable de vérification.
Selon l’étude publiée dans le British Journal of Psychology, les avancées technologiques ont dépassé les défauts traditionnels qui permettaient autrefois de repérer les images falsifiées, tels que les anomalies au niveau des dents ou des oreilles. Les visages générés par l’intelligence artificielle apparaissent désormais parfaitement réalistes à l’œil humain.
À ce propos, le chercheur James Dunn, co-auteur de l’étude, a mis en garde contre l’écart entre la confiance excessive et les performances réelles. Il souligne que les visages créés par des systèmes avancés ne sont plus faciles à détecter, bien que de nombreuses personnes restent convaincues de leur capacité à les identifier.
Dunn ajoute que ce faux sentiment de sécurité expose directement les individus au risque d’escroquerie. L’écart entre la confiance et la capacité réelle de discernement s’est considérablement creusé, ce qui appelle à une plus grande vigilance face aux contenus numériques.
L’étude conclut que se fier uniquement à la vue n’est plus une méthode fiable pour vérifier l’authenticité des images et insiste sur le fait qu’une confiance excessive accroît l’exposition aux risques croissants de fraude numérique.
